
Wayne Begué
Instructeur
Danses Enseignées:
Kizomba
Rôle dans l'école:
Instructeur
Membre de Bailando Latino depuis février 2019
Description
Je pense que la première instance de tout acte reste souvent gravée dans notre mémoire. De cette idée me vient trois images distinctes qui montrent un avant et un après dans ma vie. Mon premier souvenir de danse étant un enfant, à 4 ans dans une fête où je me retrouvais à pleurer car je détestais l’idée de danser. Comment faire cela ? Pourquoi faire cela ? Pourquoi tant de bruit ? Pourquoi suis-je le seul à ne pas être comme les autres ? L’aube de ma conscience ne pouvait s’y faire au concept de la danse et je finissais souvent à me retrouver assis à regarder les fêtes trouver chacune de leurs fins au fil du temps.
Mon deuxième souvenir de danse m’arrive à 13 ans, un mariage d’un membre de la famille, entouré de visages réconfortant, avec qui je grandis et m’affirme dans mon existence. Dans une ronde sur du Reggae où je me retrouve poussé au milieu d’un cercle, me vient une révélation : il n'y avait jamais rien à y comprendre, mais tout à ressentir. Je bouge au rythme sans grande inquiétude de ce qui m’entoure et j’aime ça, je danse avec Plaisir pour la première fois. De cela s’en suit une nouvelle passion, je découvre de Nouvelles amitiés où nous partageons le même désir, à toujours trouver un nouveau mouvement, une nouvelle forme d’expression, un nouveau pallier à surpasser sur tout genre de musique, Hip-hop, Dancehall et Afro s’en suivent du mercredi au mercredi.
Mon troisième souvenir de danse m’arrive à 16 ans. Des amis me parlent d’un événement de danse latine et me proposent de découvrir un nouvel aspect à une forme d’art où je m’épanouis. Un lendemain de Noël, je me retrouve dans une soirée latine, épaté devant ces danseurs qui bougent en allant sur un air entraînant, qui nous lève de nos sièges et nous invite à bouger au bruit des percussions, cordes et cuivres. Mes débuts dans la danse latino s’annoncent en deux temps, à bouger de gauche à droite, et j’en souris encore maintenant. Ma première réflexion après cet événement est que je veux apprendre à danser comme ceux qui vivaient au rythme de cette nouvelle musique.
Je commence mon parcours à m’inscrire à plusieurs cours de danse : salsa, bachata, tango, et de la Kizomba. La danse devient une part apparente de ma vie. Par manqué opportunité de nous former auprès des maîtres de notre art en ces temps, nous nous retrouvions souvent à étudier les vidéos de ces virtuoses et prendre toutes les informations possibles pour grandir. Les années s’en suivent et j’apprends de qui veut m’enseigner et je grandis dans ma passion. L’île grandit elle aussi, et nous recevons des maîtres en danse, de qui j’ingurgite le maximum d’informations possible et j’essaie de developer ma proper signature à cet art. Lors d’un passage à la ville lumière, je découvre une nouvelle foule qui partage mon amour, je me fais former à Paris et je mûris dans ma passion. Je realise le temps qu’il nous faut, pour apprendre à ne plus danser comme les autres, mais à danser comme soi-même.
Je retourne sur l’île et je peaufine mon expression. Je commence à enseigner quelques cours pour des professeurs établis, qui m’offrent l’occasion de faire mes bases, pour enfin débuter mes propres cours de danse, étant associé à l’école Bailando Latino. Pendant une année, j’enseigne de la salsa, de la bachata et de la Kizomba, plusieurs jours par semaine jusqu’à ce qu’une pause en suive. Je m’éloigne d’éduquer et je me retourne à travailler mon art jusqu’à ce que j’arrive à aujourd’hui, à dispenser de nouveaux cours, à faire grandir une communauté qui m'a vu grandir et qui m’a fait devenir qui je suis aujourd’hui, à partager toute ma connaissance et à voir autrui grandir comme moi je l’ai fait.
« (…) Et quand tu veux rendre tout ce que t'as pris, tu finis par donner (…) »
La danse est la plus belle chose qui me soit arrive, et je ne souhaite que cela, et encore mieux à tous ceux qui ont la chance de découvrir cette passion. Je m’assure de guider ceux partageant ma passion, eux qui demain, emmèneront cet art encore plus loin, au-delà de là où moi je l’emmènerais.